N’Djamena accueille progressivement les délégations épiscopales d’Afrique centrale dans le cadre de la 13ᵉ Assemblée plénière de l’ACERAC. Mgr Djitangar Goetbé Edmond, archevêque de N’Djamena, reçoit les premières arrivées, parmi lesquelles figurent les délégations du Saint-Siège, du Cameroun, de la République centrafricaine et du Gabon.
Du 25 janvier au 1er février 2026, la capitale tchadienne abritera cette importante rencontre de l’Association des Conférences Épiscopales de la Région de l’Afrique Centrale (ACERAC). L’organisation regroupe les conférences épiscopales du Cameroun, du Gabon, du Congo-Brazzaville, de la Guinée équatoriale, du Tchad et de la République centrafricaine. Vingt ans après une précédente assemblée tenue dans la même ville, l’Église revient ainsi sur cette terre d’accueil.
Les travaux porteront sur le thème : « Les défis de l’Église, Famille de Dieu en Afrique centrale : trente ans après la publication de l’exhortation apostolique post-synodale Ecclesia in Africa ».
Ce choix s’inscrit dans la continuité des réflexions de la 20ᵉ Assemblée plénière du SCEAM (Symposium des Conférences Épiscopales d’Afrique et de Madagascar), tenue du 30 juillet au 4 août 2025 à Kigali. Cette rencontre continentale, placée sous le thème « Le Christ, source d’espérance, de réconciliation et de paix : la vision de l’Église-Famille de Dieu en Afrique pour les 25 prochaines années (2025–2050) », avait permis, selon son message final, de « raviver et vivre notre vulnérable identité en tant qu’Église-Famille de Dieu — Dieu comme notre Père, l’Église comme notre Mère, et les autres comme nos frères et sœurs — et d’embrasser pleinement la grande mission de la réconciliation ».
Publié en 1995 par le pape saint Jean-Paul II à la suite du Synode pour l’Afrique, Ecclesia in Africa demeure une véritable boussole pastorale pour l’Église sur le continent. Trente ans après, les évêques souhaitent en relire l’actualité à la lumière des réalités contemporaines : mutations sociales, crises politiques, défis économiques, jeunesse, migrations, sécurité, dialogue interreligieux et construction de la paix.
La rencontre réunira non seulement les archevêques et évêques, mais aussi des prêtres, des religieux et religieuses, des laïcs engagés ainsi que des experts. Parmi les personnalités majeures attendues figurent :
• Le cardinal Dieudonné N’Zapalainga, archevêque de Bangui
• Le cardinal Michael Czerny, préfet du Dicastère pour le Service du Développement Humain Intégral
• Le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa et président du SCEAM
• Mgr Giuseppe Laterza, nonce apostolique au Tchad et en République centrafricaine
• Mgr Hyacinthe Dione, délégué du Dicastère pour l’Évangélisation
La 13ᵉ Assemblée plénière de l’ACERAC s’ouvrira en deux phases : d’abord sur le plan liturgique, avec les messes célébrées dimanche 25 janvier dans les paroisses de N’Djamena, puis officiellement lors d’une cérémonie prévue lundi 26 janvier au ministère des Affaires étrangères du Tchad, en présence du président Mahamat Idriss Déby. La rencontre se clôturera par une messe solennelle dimanche 1er février 2026 à la cathédrale de N’Djamena, a indiqué Ghislain Aristide Ngouma, responsable de la communication de l’ACERAC.
Cette session fait suite à celle de Mongomo (Guinée équatoriale) en 2022, qui avait porté sur les migrations des jeunes en Afrique centrale. Quatre ans plus tard, les Églises de la sous-région se retrouvent à N’Djamena pour un discernement élargi, enraciné dans la mémoire ecclésiale et résolument tourné vers l’avenir.
Philippe Tchimtchoua